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1er TOME DE CETTE SÉRIE NON-FICTION "SURVIVRE AU CARNAGE DE SOI - GÉRER SES PARENTS PMPN"


On a tous un passé dans nos bagages, duquel s'affranchir ou auquel repenser avec plaisir. Heureusement, il y a des gens qui ont eu la chance de grandir dans une famille aimante et respectueuse... Mais malheureusement et sans vouloir faire de pathos, ce n'est pas le cas de tout le monde. Nombre d'entre nous ne vous diront jamais ou à peine que ce ne fût pas si rose. Jamais que c'était une cata ou qu'ils ont vraiment souffert, comme s'ils étaient honteux d'avoir ressenti ou de devoir assumer des choses, des évènements et des actes, dont finalement, ils ne furent pas responsables, enfants. Une honte, oui, que malheureusement bien trop d'entre nous n'osent aborder. empêchant de grandir, d'évoluer vraiment, de nous trouver enfin... Culpabilisant en silence, en brandissant notre clown à qui veut bien s'en accommoder jusqu'au jour ou quelqu'un, un évènement ou autre chose de bien plus futile, nous rappelle qui l'on est... Et voilà qu'en un claquement de doigts, cette vague nostalgique amère nous fait ressortir des choses que l'on avait peut-être enfouies en nous si profondément, qu'elles avaient disparu. Le choc n'en est que plus violent si nous avons atteint ce stade. Le réveil, brutal et sans concession aucune. Notre passé nous revenant dans la figure comme un boomerang qu'on croyait pourtant avoir brisé pour qu'il ne puisse jamais plus revenir.


Note de l'auteur :


Je n’ai pas la moindre prétention de donner une leçon quelconque, je veux juste faire part ici d’un vécu, mais aussi de témoignages d’autres personnes, glanés ici et là au cours du temps, en espérant qu’ils puissent aider ; qu’ils puissent donner des réponses à quelques-uns d’entre vous qui avez ce livre entre vos mains. Des tranches de vie, des fragments d’existence gravés à jamais. Le travail de décennies d’observation et d’introspection de mon être le plus profond.

Je dois surtout avouer ma surprise face aux réactions des gens, lors de conférences et de nombreuses discussions et échanges sur les violences domestiques, racontées par le regard de l’enfant que j’ai été et que je reste. J’ai pu me rendre compte, combien ce qui intéresse le plus l’auditoire est l’après. L’après cataclysme, l’après-guerre, l’après carnage, car on peut avoir évolué dans une famille ayant mené nombre de batailles ; nous ayant obligé à creuser des tranchées et trouver des endroits où nous cacher pour éviter les grenades et les blessures graves, et continuer à grandir malgré tout. Malgré ce carnage de soi.

Ceux qui furent le plus interpelés lors d’une conférence en particulier, étaient les gendarmes et les policiers venus incognito en civil suivre cette même conférence. Ils m’ont dévoilé après coup leur profession.

Ce qui les surprit le plus, c’était de voir à quel point j’arrivais à parler de cette problématique, de ce chemin parcouru avec autant d’aisance et de détachement. Ils étaient très troublés et se demandaient bien comment on pouvait se relever d’une telle situation. Pourtant, je n’avais évoqué qu’une seule scène de violence vécue, et n’avais abordé qu’en surface les effets retords d’une telle situation familiale.

Je pus donc constater qu’il y avait un manque de réponses pour bien des gens. Un vide que j’espère si ce n’est combler par ce livre, au moins répondre à quelques interrogations.

Le nombre de questions qu’on me posa me surprit je l’avoue, et j’étais soulagé quelque part, que l’audience s’intéresse plus à la reconstruction de l’enfant que j’étais qu’à la violence elle-même, mentionnée du bout des lèvres pour ne pas choquer le public.

C’est à la suite de ces échanges que je me suis mis à écrire ce premier livre. Pour avoir un document et le proposer pour démontrer que la vie est plus importante et plus forte que tout. Plus forte que la colère, que les cicatrices des balles reçues… même si je ne pourrai jamais les faire disparaître, elles n’ont pas l’impact que l’on pourrait penser sur ma vie d’adulte, même s’il a fallu du temps pour en arriver là.

J’espère pouvoir expliquer avec mes mots le phénomène de cette reconstruction comme je l’ai vécue, en espérant que cet exemple pourra apporter quelques éléments utiles, à tous ces mineurs aveugles rampant dans la nuit existentielle, sans songer un seul instant que la lampe torche accrochée à leur casque n’est alimentée que par une seule et unique source d’énergie : l’envie. Que même si un éboulement les ensable sans crier gare, ce n’est pas la fin de toute chose mais l’opportunité de se reconstruire, d’un nouveau départ. Un changement déterminant et irréversible capable de faire renaître de leurs cendres les plus abîmés et les plus écorchés.


La sacrosainte mère


« On reconnaît le rouquin aux cheveux du père et le requin aux dents de la mère. »


Pierre Desproges Artiste, Comique (1939-1988)


L’amour, c’est ce dont la plupart des femmes et à fortiori des mères rêvent le plus souvent, mais qu’est-ce que l’amour ?

Un fantasme, un aboutissement, quelque chose qu’on souhaite acquérir plus que tout. Mais une fois en notre possession, qu’advient-il de ce trésor tant quémandé ?

Ne devient-il pas banal, aussi banal que le goût d’une pomme après des années de vie nous ayant permis de déguster ce fruit ?

Et n’est-il point confondu avec le désir, tout puissant et maître de tous les commencements ; nous lançant de redoutables décharges et nous poussant à le consommer au plus vite ?

J’aime les belles histoires, celles qui voient deux êtres pleinement heureux, et ce jusqu’à la fin de leur vie ; mais pour cela, ne faut-il point dépasser ces moments où la passion est reine et compter sur la complicité plus que sur le désir pour perdurer ?

Sur l’intelligence et l’expérience, capables de canaliser les instincts les plus forts voire les plus primaires, les envies les plus déroutantes.

C’est ce qu’il me plaît de croire, même si je dois constater que pour bien des mères, cette frénésie du désir n’existe qu’à peine le temps de faire des enfants. Que leur reste-il donc, si plus de désir ou si peu ? L’amour d’un fils ou d’une fille, mais est-ce suffisant, est-ce satisfaisant au point d’en oublier son propre bonheur ?

Nous voulons bien être un rayon de soleil, mais qui va les réchauffer, nous (les enfants) une fois partis ? car nous allons partir, assurément.

Même si le pouvoir des sentiments est fort, que ni le temps ni la distance ne sont un frein à leur ascension, cela peut-il suffire à réchauffer un cœur de mère ?

Une mère, une ombre, une esclave et moi, un fils impuissant à libérer cet agneau égaré ; incapable de tenter de lui faire accepter un semblant de bonheur, même si je sais que ce dont je parle ne doit point venir de moi, mais d’un autre homme. Un homme qui l’aimerait pour ce qu’elle est. Un homme qui lui permettrait d’exister à travers ses yeux. Car nous ne nous révélons jamais autant que dans le regard de l’autre. Qu’il partage notre vie ou qu’il soit un ami. Mais ce n’est pas aussi simple qu’il y paraît à priori.

Et cette étrange culpabilité m’assaillant jour et nuit et me retenant dans cet antre de tous les possibles ne démentait pas ce ressenti tant éprouvant.

Cette responsabilité endossée si jeune me priva de certains moments de l’enfance et tant d’autres de mon adolescence. Cela même, me vola une partie de ma jeunesse que jamais plus je ne retrouverai, je le sais, mais il me fallut faire avec et m’en arranger au mieux pour poursuivre ma route.

Ce sentiment de culpabilité meurtrier aux plaisirs de la vie et aux nombreux désirs qu’une jeunesse avide de sensations sait si bien nous léguer, s’il tarabustait mon intérieur, ne me laminait jamais mes espoirs d’être heureux un jour. Je ne savais ni comment ni quand cela me serait concédé, mais je savais au fond de moi que j’y arriverais, même si cette quête allait s’avérer longue et rude. Jonchée d’obstacles et de vents contraires.

Sans m’en rendre compte, j’étais devenu le gardien de ma mère et le plus adulte de la famille. L’amour déversé par cette maman aux abois ne faisait que renforcer ce sentiment de culpabilité, lorsque je la quitterais.

Sans vraiment le réaliser, j’avais été l’instrument de l’une des machinations les plus redoutables qu’aucun être mieux qu’une mère ne sait employer. Emmitouflée derrière de nobles sentiments et cet amour inconditionnel qu’on croit pur et démuni de toute intention, cette mécanique réglée comme une horloge rendra une copie parfaite au grand dam de notre salut si nous ne démasquons pas à temps — que ce soit consciemment ou inconsciemment — cette manipulation d’aucun nom.

Moi qui avais vu, en les traits d’un père, le parfait pervers narcissique, de surcroit violent et indigeste, je devais déplorer la plus grande déception de mon existence comme étant celle pour qui j’aurais donné ma vie et à qui je cédai toute ma jeunesse.

Un constat troublant lorsqu’on le réalise, un constat malheureux et bien sombre, au regard de l’image parfaitement établie de la sacrosainte mère à n’écorner sous aucun prétexte. Il n’y a qu’à surfer sur le net et taper le mot « mère », pour y découvrir les louanges qui lui sont attribuées dans les nombreuses citations et phrases de tout un chacun. De la plus populaire célébrité au plus grand philosophe, du jardinier lambda à l’employé de banque et même du curé, et ce, à travers tous les âges. Vous comprendrez vite qu’on n’égratigne pas aussi facilement ce qui semble indéniable.



Profitez de précommander le 2ème Tome qui paraîtra en janvier au prix promo. En vous souhaitant une belle découverte et en vous invitant à me contacter où commenter ce livre qui je l'espère, vous sera utile...

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